mardi 28 février 2017

Il en PINCE pour...moi




Une errance en douleur, le cœur serré, anonyme, sortie de la normalité, plus jamais comme les autres, errant seule dans un néant.  Seule c’est trop dire. Un ennemi invisible m’étreint, se multiplie, gagne du terrain. Une course effrénée. Qui gagnera la bataille ? Qui franchira la ligne d’arrivée ou de départ devrais-je dire ?

Pleurer peut soulager. Se sentir désolée, attendre, suivre les prescriptions, écouter tous les babillages, chercher l’information .La boulimie de la guérison, de la médication, chercher la solution miracle, le fruit miracle, la formule miracle, le régime miracle, … Sauf qu’il n’y a aucun miracle. Seule la douleur subsiste. La peur ?

Non aucune peur.

La force ? Tu es une femme forte.  Une formule qu’on ne cesse de me répéter jusqu’à l’épuisement de tout sens. Juste après je me sens réduite à mon ultime faiblisse, réduite à néant….

Et je dois de me reconstruire alors que le corps endolori se déconstruit, se ramollie, se rétrécit.

Mon heure est-elle arrivée ?

Le système formate les erreurs… suis-je une erreur de système et qu’il est temps que je disparaisse ?

Erreur médicale….erreur. Un médicament magique _m’a-t-on dit_ super puissant….oui. J’en subis les conséquences. Je vis une métamorphose. C’est Magique. Applaudissez s’il vous plait. Bientôt je serai Gollum sans seigneur et sans anneaux.

Et l’on me recommande de garder le moral. Oui, il ne me reste que cela le mot Râle.


Pathétique !

dimanche 13 juillet 2014

Ecrire, Marguerite Duras


"Écrire. Je ne peux pas.
Personne ne peut.
Il faut le dire, on ne peut pas.
Et on écrit.
C’est l’inconnu qu’on porte en soi écrire, c’est ça qui est atteint. C’est ça ou rien.
On peut parler d’une maladie de l’écrit.
Ce n’est pas simple ce que j’essaie de dire là, mais je crois qu’on peut s’y retrouver,
camarades de tous les pays.
Il y a une folie d’écrire qui est en soi-même, une folie d’écrire furieuse mais ce n’est pas
pour cela qu’on est dans la folie. Au contraire.
L’écriture c’est l’inconnu. Avant d’écrire, on ne sait rien de ce qu’on va écrire. Et en
toute lucidité.
C’est l’inconnu de soi, de sa tête, de son corps. Ce n’est même pas une réflexion, écrire,
c’est une sorte de faculté qu’on a à côté de sa personne, parallèlement à elle-même,
d’une autre personne qui apparaît et qui avance, invisible,douée de pensée, de colère, et
qui quelquefois, de son propre fait, est en danger d’en perdre la vie.
Si on savait quelque chose de ce qu’on va écrire, avant de le faire, avant d’écrire, on
n’écrirait jamais. Ce ne serait pas la peine.
Écrire, c’est tenter de savoir ce qu’on écrirait si on écrivait — on ne le sait qu’après —
avant, c’est la question la plus dangereuse que l’on puisse se poser. Mais c’est la plus
courante aussi.
L’écrit ça arrive comme le vent, c’est nu, c’est de l’encre, c’est l’écrit et ça passe comme
rien d’autre ne passe dans la vie, rien de plus, sauf elle, la vie."

M.D.
Neauphle-le-Château, 1993.
Texte de Marguerite Duras, Ecrire
Collection folio, Editions Gallimard, 1993.



Texte proposé par Marie-Noëlle Hôpital


lundi 7 avril 2014

le Temps dans l'islam

Sourate Al-Asr (103)
Bismi Allahi alrrahmani alrraheemi
1. Waal’asri
2. Inna al-insana lafee khusrin
3. Illa allatheena amanoo wa’amiloo alssalihati watawasaw bialhaqqi watawasaw bialssabri

 Sadaqa Allahu alathim.

dimanche 16 février 2014

Si

 les gens

 se

 traitent 

en 

justes,

 le juge se repose

 (proverbe arabe). 

lundi 18 février 2013

Prière de soie



Taches de rousseur brunes
Les plus dispersées qui soient
Par-dessus ton épaule,
joliment dessinée
Un drap de soie
Puis disparait la beauté
légèrement voilée
...

Il faut abolir tous les masques, les paravents, les paroies.

mardi 19 juin 2012