mardi 24 janvier 2012

L'Art de dé-filer

Une année
Puis une autre
l'aînée s'évince
la cadette avance
puis l'autre
Et l'autre
l'air Ici
l'ère Ailleurs
...
Saisons
Siècles
...

lundi 31 octobre 2011

jeudi 22 septembre 2011

Sweet and sour ...September



Septembre me regarde en souriant
Accroupi sur les fils électriques
Je ne le distingue pas vraiment
Ses couleurs chaudes fauves rougeoyantes m’aveuglent
toutefois, les têtes des palmiers acquiescent 


Il me dit : je suis revenu et je ne te reconnais point
Qu’est-il devenu de mes doux mots au vent levé ?

Je vieillis à chaque automne, tu m’alourdis de plus en plus 
Depuis  quarante ans, tu n’as jamais failli à ton rendez-vous !

Les années te vont à ravir rétorqua-t-il
et d’un rire malicieux  fit vibrer les fils
Tu te bonifies comme les Syrahs!

Oui ! Répondis-je !
Cependant,quand le vin est tiré , il faut le boire... hélas !

samedi 10 septembre 2011

Mes graines de pensées



Tel un moulin
je mouds ce que tu déposes sous mes dents
j'égruge des pensées en graine
je tourne et tourne
tel un moulin  mon sort est Répétition
Parfois , je broie  le vent
je parle pour ne rien dire
pulvérisé,
mon effort est emporté par le vent
 plane, prend de l'altitude puis
dans un geste inespéré se fait captif 
déluge est un mot qui qui glisse
...
Tel un moulin tourné par un bourrique
je concasse et,
 tourne en bourrique
il y a tant de lumières dure à dévoiler
l'ombre guette l'ombre d'un gibier
je ferme les yeux et les garde intérieures
mes lumières sont miennes , mes graines m'appartiennent.

vendredi 5 août 2011

Fils d'aurore

"Ils viennent les chevaux de la mer"Walter Crane 1893


L’écriture en vagues me submerge

Quand le vague se miroite sur ma surface

Vague est ma vie  miroir de ma susceptibilité qui se reflète vaguement sur ta face de glace

Le gel a ceci de vrai une lame qui blesse mord et cesse toute vie

Par une morsure bleue quand le bleu azur est absent et le ciel affiche sa brume morne

Mort-nés mes  sentiments s’étouffent

Touffues mes pensées s’étoffent

La nuit s’épaissit le jour s’effiloche en profondeurs blanches...


jeudi 30 juin 2011

Note par note j'ai ouï dire



La brise légère me visite très tôt
je me lève et me mets à sa disposition
câline et bien douce
elle compense de la chaleur offensante du jour
de toutes ses notes m'ensorcelle


Il y a des matins d’une douceur neige,
le calme et la fraîcheur au rendez-vous

Le cœur chavire vers tous les horizons
palpite à toutes les musiques

Le violon gémit au mouvement de mon cœur
Le pouls note par note transpire des gouttes de sang

Jeu des étoiles sur fond de basse
Les notes légères du piano sautillent
Puis se taisent à la limite de l'agonie

Saxophone langoureux éveille mon insomnie
Clapotement de vagues, l'eau se glisse, séduit ces formes et se dérobe
Avant la lumière

Sifflotement, voix jazzy, trompette au bord des larmes 
déborde de douceur
Notes pianotées légères dansantes timides ... l’ego se colore
S’élèvent langoureuses étreignent le ciel puis se laissent choir en solo
susurrant dans la plus belle langue les plus beaux signifiants 

 les notes grattées sur une guitare dénotent
 une étreinte joyeuse entre le guitariste et son instrument
  puis,gémit un violent...note par note j'ai ouï dire
 la supplication, l'harmonie provocatrice, la nostalgie des temps accordés...

Mon désir va vers taire ce flux de mots et juste jouir à huis clos 


samedi 21 mai 2011

Antigone de Jean Anouilh


Texte support :

Antigone, lui dit soudain.
  Ecoute…
Le Garde
  Oui.
Antigone
  Je vais mourir tout à l’heure.
Le garde ne répond pas. Un silence. Il fait les cents pas. Au bout d’un moment, il reprend.
Le Garde
  D’un autre côté, on a plus de considération pour le garde que pour le sergent de l’active. Le garde, c’est un soldat, mais c’est presque un fonctionnaire.
Antigone
  Tu crois qu’on a mal pour mourir?
Le garde
   Je ne peux pas vous dire. Pendant la guerre, ceux qui étaient touchés au ventre ils avaient mal. Moi, je n’ai jamais été blessé. Et, d’un sens, ça m’a nui pour l’avancement.
Antigone
Comment vont-ils me faire mourir ?
Le Garde
  Je ne sais pas. Je crois que j’ai entendu dire que pour ne pas souiller les murs de la ville de votre sang, ils allaient vous murer dans un trou.
Antigone
  Vivante ?
Le Garde
  Oui, d’abord.
Un silence. Le  garde se fait une chique.
Antigone
  O tombeau ! O lit nuptial ! O ma demeure souterraine !... (Elle est toute petite au milieu de la grande pièce nue. On dirait qu’elle a un peu froid. Elle s’entoure de ses bras. Elle murmure.)
Toute seule…
Le Garde, qui a fini sa chique.
  Aux cavernes de Hadès, aux portes de la ville. En plein soleil. Une drôle de corvée  encore pour ceux qui seront de faction. Il avait d’abord été question d’y mettre l’armée. Mais aux dernières nouvelles, il parait que c’est encore la garde qui fournira les piquets. Elle a bon dos, la garde ! Etonnez-vous  encore qu’il existe une jalousie entre le garde et le sergent d’active…
Antigone, murmure, soudain lasse.
  Deux bêtes…
Le Garde
  Quoi, deux bêtes ?
Antigone
  Des bêtes se serreraient l’une contre l’autre pour se faire chaud. Je suis toute seule.

Questions de compréhension (10pts)

 1- Complétez le tableau ci-dessous : (1pt)
Auteur
Œuvre
Date de parution
Œuvre du même auteur
……………….
……………………
……………………..
-……………….


 2- Situez l’extrait par rapport à l’œuvre. (1pt)

 3-Choisissez la bonne réponse (1pt)  
D’après vous, Antigone cherche à discuter avec le garde parce qu’elle se sent :
    a- seule
     b- triste
     c- vivante
 
 4- Y a-t-il un vrai dialogue entre Antigone et le garde ? Qu’est ce que cette situation a de tragique ?  Relevez  deux indices qui le montrent (1pt)
 
5-      Quel sort est réservé à Antigone ? par qui l’apprend-elle ? (1pt)

6-      Comment réagit-elle ? Relevez un indice qui le montre. (1pt)

7-      Déterminez le niveau de langue des énoncés suivants (1pt)
-« O tombeau ! O lit nuptial ! O ma demeure souterraine ! »
-«  Mais aux dernières nouvelles, il parait que c’est encore la garde qui fournira les piquets. Elle a bon dos, la garde ! Etonnez-vous  encore qu’il existe une jalousie entre le garde et le sergent d’active… »

8-      Complétez le tableau suivant : (2pts)
    
Figures de style
énoncés
Effet produit
a-….


b- métaphore
-Elle est toute petite au milieu de la grande pièce nue.
-…..
-….


-………

9-      D’après votre lecture de l’œuvre, pour quelle raison Antigone doit-elle subir ce destin cruel et tragique ? (1pt)

Production (10pts)

  Nombreux sont les jeunes d’aujourd’hui qui s’isolent et s’enferment de plus en plus dans la solitude malgré la prolifération des moyens de communication.
Avez-vous peur de la solitude ? Ou est-elle, pour vous,  un moyen qui vous pousse à être créatifs ?
A la lumière de votre lecture des œuvres au programme, rédigez un texte argumentatif d’une vingtaine  de lignes où vous exposerez votre point de vue sur le thème de la solitude.