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lundi 4 avril 2011

Absurde...poulet fou né...soliloque



Briseur d'idées pour les connaisseurs: Mjinina Harran lak'hihit

 Transcription phonétique:                          /mjinina/ /7aran/ /lak7i7it/


_Kali, sérieusement , se pose des questions:"Que me faudra-t-il pour conjurer  le sort?
                                                                   Combien de temps encore tenir?
                                                                   Quelle hypothèse ontologique adopter?
                                                                    L'avenir du non-amour
                                                                    ou sentiment non avenant?

_L' étudiant:"Comment à l'ère des révolutions, des législateurs, des gouverneurs qui s'auto-gouvernent à votre gouverne peut-on brandir son arme en face de son frère _ ne nous sommes pas frères nous  les musulmans  quand même?Ou sommes nous juste des orateurs qui pérorent haut et fort la parole divine sans compréhension ?
Reconstituons: la réinsertion, la constitution..." (suspention des bla bla juridiques)

_Un enfant , 10 ans pour être précise:"Kifach? "
traduisons : comment cela se fait-il qu'on me pose une question qui reste suspendue en l'air?
" fixe ou mobile.?"

_Un autre enfant 8 ans cette fois-ci :"Galha Mjinina rass lbagra charfa qui espère  encore guérir de sa folie bovine_ wa mnine?_
traduction: Folie-fola l'a dit la tête de la vieille vache li katsenna chifa.

"Al3fou wa lMekki hzeq lblad nsara ydaoui l3dara...Tmara  bqat tferraj...watta gallik:ses mains l'une fiha chifa l'autre fiha  scanir...wa ta sir sir..."
Réactions:
....Mout dyal ddhk ou tkerkir... /onomatopée locale/

_Le mordu de tennis:"Non non  non mala3binch akha... un arbre? walla, précise a sahbi un palmier, chouf...on dirait que sa tête esquive sur le revers!" 

"Wa mama tsettat ...wal7maq hada...elle écrit ça  sur son blog...fine jat twalit? 
( une manière de s'éclipser)
"Wa flifla harra hadik... kadir diary... ch3let fik l3afia."

Kangoulou diarrhée lfikria melli kaytfker chi wahed...  kikh kikh kikh /onomatopée/

"wa tata 3lach poulet fou né? wach djaj kayjih lhmaq?" wella za3ma ti rigoule à la Gad lmaleh.

 _Kali qui filosofe:"non ,non c'est Polyphonie , c'est à dire, un texte traversé par plusieurs voix ; pour l'absurde, reviens dans quelques années, je t'expliquerais, ou peut-être pas, ce que cela veut dire."

Un large sourire...Chouf awlidi en dialectal: koulchi mdroub fi rab3a, chi ftlata, chi zayda fih del3a, ana 3endi zyada fi les narrateurs:
Je me disloque...soliloque, la révolution dyal lehrour : koulchi che3lat fih nar: on ne voit que du feu ;) 

nar nar 


jeudi 10 février 2011

Nocturnes appartenances



Au pays de neige les flocons de coton plante rhizomatique sauvage couvrent les sommets , répandent un froid livide.
Blanche Neige ne fait tâche au milieu de cette immaculée blancheur,
 quand l'avalanche sourde survient,le point du réel se dénoue, s'ouvre;
 la volonté de savoir se relâche et laisse filer la réalité qui se répand, 
 s'épanouit en matière opaque, 
en Nuit.
Le vent, le vide rendent fou les avides et les vautours les ombres massifs obscurs 
effet de la pleine lune déferlent et se déchirent .
La nuit est la matrice et la matière où se défont les formes de la nature,
 la nuit est le règne la raison en est simple, c'est que dans la nuit l'être n'a besoin de subir une identification, ni d'exercer un contrôle sur le réel ,
 il est dans son élément, il voyage dans ses extrêmes intérieurs...
En somme, la nuit est unie à l'être en une réalité pleine,
 on connaît son être puisqu'on est avec.
Au delà de la possession et au-delà de la dépossession,
 la nuit est le lieu de la plus grande énigme,
 le monde y est mis à mort dans la dissolution de toutes les questions,
 la volonté du savoir cède le pas à la volonté de l'extase. 
défaillance de la lucidité installe la démesure.
Lorsque la réalité est encore en sommeil, latente,
 l'esprit se libère désapprend ce que lui apporte la nuit...
L'aube pourrait-être luxueuse, 
fusion zénithale à l'heure unanime...

vendredi 12 novembre 2010

Rêverie océane



Des idées, n'importe quelle idée.
 L'écriture déserte mes cieux. Je me dois d'écrire: scribouiller, gratter le bois, griffer la peau, fendre le sable , creuser les surfaces lisses des pierres...Que dis-je?
  Démesure et rêve  rit de la grandeur.
La nuit s'annonce douce et paisible,cependant mes pensées me torturent. Partagées entre quiétude et regrets.
 J'effleure mon clavier de ce toucher tous mes 
sens s'enflamment . tisser des toiles, filer les étoiles. le fil est solide je reste suspendue à tes lèvres, à tes paroles tues.
Meurtrie je cherche ma sérénité dans le jeu des vagues. 
J'écrivis un poème sur les galets.. et sur un lit de galets j'étais couchée...
au bord de la mer, je laissais les vagues me chatouiller ... une vague coquine m'a adoptée... Elle effleurait  ma peau de ce toucher divin,s'éloignait  puis revenait à la  charge...avec un peu plus de force,  me balançant puis se repliait triomphalement...
 La petite vague folle... me faisait rire... elle me poursuivait n'importe où j'allais...
Le jeu ne se termine jamais comme on l'espère...
En s'éloignant de la mer, elle trépassa sur le sable chaud... je l' accompagnai jusqu'à son dernier soupir...

J'admire la naissance d'autres vagues.
 Je médite ce temps crépusculaire, les rayons anémiques du soleil mourant chatouillent mes pupilles qui se dilatent d' émerveillement 
Chevauchant un tronc de cocotier je fus prisonnière des vagues. 
Pour l'observateur, quel tableau sensuel offre cette vue!
respirer l'air marin, se faire éclabousser par les vagues désenchante tous les sortilèges.
la marré continuait à monter et l'eau  m'entourait . 
Elle glissait furtivement serpentine. Bientôt la fosse me séparant de la plage caillouteuse allait se remplir.
 N'est-il pas superbe de se trouver captive de l'océan?


vendredi 18 décembre 2009

Métier à tisser






Qu'elles renaissent les feuilles
que j'eusse effeuillées 
vibrante trajectoire
reconnaître au delà du savoir 
 le langage secret pour
renaître au delà de l'être 
d'aimer au delà du verbe aimer 
et sourire  plus qu'une blessure
étirement de peau 
dilatation  de  soyeuses cellules  
 sur un métier à tisser




Au delà du geste s'ouvrir toi l'introvertie
re-faire confiance
 flair fin plus que certitude ni ouverture
 balafre, fente factice , fou rire de peau
art de toc  sous l'égide de jade
sans espoir de médaille, 
le corps se consume, s'effeuille
pellicule par pellicule dans ce jeu glamour*
je t'aime un peu
tu m'affoles
pas du tout...
refrain

Affaire de confiance à la fin oui
figure l'imprévisible, l'illusoire 
Mise à plat, la romancière se plie
Dort au fond d'un coffre
 encensé d'odeurs anciennes
clous de girofle ,roses séchées 
lavande, musc et santal
la peau s'en imprègne
peau sur un métier à plisser


Se voiler la face,
baisser le regard paupières closes 
effet de rideau
mutisme,  lèvres cousues
pont de mots déconstruit
la langue pendue 
sur une peau immortelle
tes caresses ne sont qu'esquisse
oublier les sens 
ne rien entendre, 
juste écouter sans réellement comprendre
Lui se perd
Elle, couvre les pages
s'étale. l'encre s'affale
perle noire 
 la pluie survint sueur fine...


 Tous les plis de l'âme froissée sont-ils défroissables dans un sourire de peau?





mercredi 28 octobre 2009

Tonalité



...
Ô tonne, saison de ma naissance,
Automne, saison des finitudes et tous les commencements
Au/à la tonne, les fruits s’offrent rouge passion
Ton sur ton
Le ciel fauve s’embrase, s’enflamme, se voile de poussière de semence
La terre, surfaces topologiques, se pare, se prépare à toutes les fécondations
Le vent dévoile, arrache la pudeur , se charge de ses particules et part loin déposer son butin.
...
Le tore surface sans bord, surface close à une seule face
répétition,"fasl" après "fasl"
boucler la boucle...
La demande fait le tour du tore, ne saisit qu'un vide,
se répète différente d'elle-même:
A se répéter elle finit par faire tout le tour du tore
et n'a ainsi que le contour
Privation
...

lundi 21 septembre 2009

Langue des émotions.



.
Elle s’est réveillée un jour, a regardé autour d’elle et constata le vide et le désordre total. Comment a-t-elle pu dormir dans un fouillis pareil?

Quand elle y pense, c’est une partie de sa vie qui fut un entier tohu-bohu, des pensées pêle-mêle, des idées qui tourbillonnèrent autour d’un foyer vide d’elle l’avide, passionnée. Elle en vient à se poser une question vague, interrogation stérile dont la réponse s’enfouissait dans les temps anciens :
Les passions sont-elles causes de nos erreurs ?
La passion est-elle une erreur ?

Des moments comme celui-là, des moments d’une extrême lucidité, passent fugaces, un nuage furtif s’en allant féconder d’autres terres plus propices à enfanter l’espoir lunatique.
Elle n’est plus qu’une rumeur, une âme déchirée, un regard qui se dérobe derrière ses verres colorés, ce qu’il en reste puisqu’elle le perd au fil des jours.
Des rêves qui s’implantent dans une terre pauvre, dure, calcique, un complot meurtrier tueur d’idées.

Elle redélire. Elle en est consciente. Elle, qui se voit à travers un miroir rouillé, glace épaisse, ancienne, débris de tous les temps succédés sur terre. Elle n’est pas aussi vieille que cela, cependant elle le sentit dans sa démarche lourde et les premiers cheveux blancs qu’elle n’eut pas.

Ses rêves furent un leurre sur des voies escarpées qui s’oublient sur les collines du renoncement où loups et louves hululent (pauvres oiseaux nocturnes).
« Oui, Srisser dehbou est passée par là ».

Que de collines aux couleurs du spectre lumineux : vert espoir, jaune d’or, rouge sanglant de colère, noir cendre, blanc néant (le non-être a-t-il une couleur ?), bleu ciel, marron terre,… où habite-t-elle (tintement d’or) kidnappée par l’ogre qui dort cent ans, se lève subitement et sauve les amants en fuite des châtiments qui leur sont réservés par le sort déchaîné ?

Fuir quand on est né cheval, alors qu’un coq et un cochon sont sur selle, on se demande pour quand la chevaline de grippe ? L’élément feu s’en mêle, elle n’est plus d’aucun lieu.
La Aile vole en corbeau, agora électrique, se pose sur une épitaphe :
« Ici repose la princesse Vampire, ancêtre du comte Dracula »
Voie du souvenir…

Et je trace.

Elle n’est qu’un soupçon d’existence. Un dernier soupir, un naufrage, une dernière promesse de pluie.
Puisse-t-il pleuvoir des coccinelles ou Ladybird,
Le choix vous revient
Entre langue et tongue !
.

lundi 14 septembre 2009

Le châtiment cherche la faute.


Ombre d’une « erreur » dans un dossier. C'est-à-dire, ombre n’ayant même pas droit à une existence d’ombre. Mais si la vie de l’homme n’est qu’une ombre, et si la vraie réalité se trouve ailleurs, dans l’inaccessible, dans l’inhumain et le surhumain, on entre d’emblée dans la théologie.
Retour case de départ, vers le pêcher originel, celui d’Adam et Eve : qui a fauté ? Lui ou Elle ?

La faute cherche le châtiment…

Dans ce cas, celui qui est puni, ne connaît même pas pour quelle raison il l’est.
La logique est inversée. L’absurdité est tellement insupportable que la « dite accusée » cherche la faute qu’elle aurait commise (omise aussi) pour mériter tel traitement.
Je tremble de peur. Ce châtiment réclame le crime qui n’était pas commis. Et l’accusée accusée d’avoir fauté finit par fauter pour de bon : le châtiment a enfin trouvé la faute.

Un monde kafkaïen par excellence.

Où K. se trouve enfermée dans la blague de sa propre vie : faire confiance au mal (Mâle) car de l’humain, aucune valeur ne correspond à ce risible énergumène qui menace de tout révéler au grand jour, menace, chantage. Je tremble de peur .j’en ris de bon cœur.
Mais c’est un piètre soulagement, pour K, de savoir que son « procès » est drôle. En effet, une blague n’est drôle que pour ceux qui sont devant l’aquarium, mais moi, je suis bien dedans, dans les moindres détails, dans la tragie-comédie, dans ce sitcom de chez les « fous furieux » convoqués en duel. La civilisation recule de quatre siècles. A qui la princesse offrira ses couleurs ?

Mourir de rire, faute de mourir d’excès de bêtises.

Situation risible, je vous dis, moi, la dite femme accusée d’avoir discuté sur msn avec « un jeu d’rol » drôle de situation ! Heureusement qu’il y a un océan et quelques milliers de kilomètres qui nous séparent ce qui réduit le ridicule à néant alors qu’il est dans l’œuf en privant ainsi les victimes de la seule consolations qu’elles puissent encore espérer : celle qui se trouve dans la grandeur (vraie ou supposée) celle de la tragédie.
Le pauvre (qui se con-tre-dit) perd tout d’un coup tout espoir de jouer le premier rôle sur la scène. Et l’auditoire rit du K.O asséné à l’héraut. C’est bête un auditoire kiri. La vache !

mardi 30 juin 2009

Les Diaboliques vannés...on n'y voit que du Feu!





Le dandysme

Ce trait de caractère, s'il est vu comme un péché mignon par la société, dans le cas du capitaine Ache, le dandysme contribuera à la ruine de sa carrière professionnelle "Maréchal( ferrant) de France".
afin de montrer aux lecteurs (fidèles que sa faim d'être lu n'est pas boulimique) que ce qui est dit est vrai, l'auteur invite ses derniers( lecteurs) à approfondir l'analyse morale (mortelle) du personnage et donc de mobiliser ses compétences descriptives pour contribuer à brosser le portrait futuriste du capitaine ( je vous promets plus de punch", plus de folie...plus et encore plus...)
dans le but de dresser un catalogue des qualités de l'officier.

Pour illustrer ce qu'il avance, l'auteur confère à la jeunesse du capitaine Ache, qui constitue un début de carrière brillant sur les bancs de l'école publique...
_ wa ma adraka ma l'école publique, j'en sais quelque chose, je suis professeur! Chut...

...en plus d'une bravoure légendaire. Ajouter à cela, l'amour et l'estime de ses matelots aux yeux desquels il constitue l'archétype du soldats :" excellent pour eux, et même bon-bon".
Le capitaine du navire avait toutes les qualités requises pour avoir de l'avancement., mais," le dandysme" en fait une "poudrière"... et que ça sauuute!

La contradiction ici, est évidente, impossible mais vite résolue par l'évocation d'un autre trait salvateur, à savoir le bonheur du séducteur. Même son mioche en témoigne"dad is a killer". La cerise sur le gâteau, son journal de bord promet des histoires scabreuses de port en port...
Bref, l'auteur résume le portrait moral de son personnage en un seul mot qui en dit long: "Superbe".

L'analyse devient de plus en plus précise et caractéristique. dans cet extrait,(tous ces liens qui ont craqué, laissant les voiliers voguer au gré du vent), malgré le mal de mer,l'auteur tient à ce que nous saisissons très exactement ce qui fait l'originalité du capitaine ; il corrige par de nouvelles touches ( une chaîne dans l'eau, pour ancrer l'ancre, fendant la surface de l'eau comme le claquement d'un fouet) ce que les précédantes pourraient avoir d'un peu vague.

Il nous rappelle, en réaliste ferreux, qu'il a été ainsi formé et déformé par l'influence de ses ancêtres " les conquistadores" , son éducation "publique"et le milieu où il a vécu ainsi que ses traits de caractère qui font de lui un fantaisiste, bref, un personnage "parabolique".

kalimate en attente du (QCM) 7 questions au choix multiple.


Les Diaboliques vannés...





Le texte que je vous propose aujourd'hui ,chers lecteurs et lectrices est extrait de la nouvelle "l'enfer...c'est les autres" du sublissime Iron man...

_ Stop! Kalimate ma chérie, tes méninges brûlent à force de Rhum(e), tu veux dire ...bois brûle, fumée sans feu, enfer par rapports aux autres... je saisis, je m'excuse de t'avoir interrompu, surtout continue!_

...Le morceau est situé au début de l'histoire, ou après deux ans, deux jours, deux semaines..tiens, je ne me rappelle plus, lmouhim, c'est après deux et auprès d'eux (Allah ijib seha ou salama).
le narrateur"anti héros" par excellence, brosse le poil au peigne fin ...

_ beurk! Que de bestioles vampires va-t-il" dé couvrir"? Pardon, je ne t'interromprai plus, promesse , continue kalimate!

...enfin ce que je voulais dire, l'auteur se remet en question tout en brossant le portrait physique et l'analyse morale de son personnage principal le capitaine Ache lors d'un voyage de convalescence. D'où la question, quel est l'apport du portrait à l'économie générale du texte?

Pour répondre à cette question, il s'avère nécessaire d'étudier le côté romanesque du personnage, ensuite analyser munitieusement les caractéristiques de son portrait moral et en conclure par une étude approfondie de son portrait physique.

Le texte est entamé par un flash sur le passé naval du capitaine. on apprend du coup qu'il a échappé à la mort lors de la dernière vague de chaleur mondiale ( peu importe à quelle crise il a échappé, il parait qu'il échappe à toutes, ogresses comprises).
La première qualification qui annonce son portrait est celle de "vieux beau". qualification émise sur une tonalité ironique vu qu'on ignore l'âge exact du capitaine, étant un bien commun, une désignation malhonnête dont se sert le "monde" pour indexer ce personnage "hors pair".

Par ailleurs, une rectification s'opère au moyen d'une restriction, une réduction portant sur le sujet qui passe d'un sujet collectif, anonyme, méchant:"le monde", à un sujet plus individualisé, raffiné, et donc de qualité:"on", un on qui ne se paie pas de mots ou de chiffres et pour qui le capitaine passe pour "beau". Cependant, l'auteur se double d'un sémanticien pour montrer au "lecteur" que le sens de "beau" doit être révisé.

L'auteur est convaincu d'une vérité qui lui tient au coeur (avec ou sans philtre), il invite le lecteur à retenir le sens exact de beau tel qu'il l'entend et démontre que le sens réfuté est celui de "tout le monde" où "beau" se réduit à une équation fausse, une géométrie fermée alors qu'il faut considérer le personnage comme étant "une totalité" et non le restreindre , une géométrie ouverte regroupant l'esprit, le savoir être et la physionomie.

En conclusion à cette première partie, nous signalons que l'unique notation descriptive qui nous soit livrée sur le compte du capitaine du navire, est qu'il est "beau". Cette notation devient acquise, invite à une démonstration à structure d'entonnoir: "vieux beau"," passe pour beau" et puis, "beau" tout court.

La deuxième notation mise en relief par le narrateur est "Dandy". Qualification morale attribuée au personnage principal et qui marquera par la suite sa carrière professionnelle, navale, voire même toute sa vie...

A suivre...


mercredi 17 juin 2009

Je le jure.



ce soir, j'avais un rendez-vous galant. rien n'était prévu à l'avance. j'avance, la marche fière, le regard clair derrière mes lunettes de soleil à reflet gris. tout de jaune habillée, je sais, le jaune est une couleur difficile. cependant ma petite robe me sied à ravir et je ravissais, je ravis et je ravirai toujours celui autour duquel ceci tourne. elle tourne. et c'était le cas.
je traverse la grande place Jamaa el fna dans cet esprit là. le là manquait absolument. on dirait un canari jaune qui sautillait et se frayait chemin au milieu d'une place qui grouille, grouille de fourmis. tentée d'en croquer quelques unes? non, non merci.
il faisait beau, le monde est beau, les gens sont beaux, la beauté rayonnait de toute part , derrière mes lunettes grises.
le noeud à la romaine de mes sandales(neuves) en tissu marron glissait. je me sentais jolie et jolie j'étais. au fond d'une passerelle de la ville ancienne, il m'attendait, il me regardait de ses beaux yeux clairs. ils brillaient de mille feux et me souriaient.
le bonheur me souriait de ses yeux verts. mes joues s'empourprent. c'est qu'il est beau de voir le bonheur heureux. je parlais, je parlais, c'est que je deviens bavarde et timide quand je dépose mon masque. le bonheur me regardait parler et soudain son regard clair s'assombrit, des larmes perlaient dans ses yeux cannelle. dans cet arôme douçâtre, j'oubliais mes peines. c'est beau de voir le bonheur pleurer...je riais, sautillais alors que la pluie essuyait les autres odeurs. il ne restait que l'odeur de la terre et des enfants qui couraient dans les champs saluant les premières larmes qui coulaient du ciel. leurs cris emplissaient mes oreilles, infiltrait ma mémoire émotive" a chta ta ta ta ta, awlidat elherrata,..., rah omek tjri ou ti7, rah bak dah ri7..."
première goutte dans la bouche la langue bien pendue , le regard vers le ciel , la deuxième, dans l'oeil, la tête bien renversée pour tout boire, tout voir... éclats de rire.
le bonheur se répandit, sa robe jaune couvrait toutes les misères. je me cherchais et ne me trouvais nulle part, j'étais toute éparse... éparpillée, dissolue dans toutes les larmes qui coulaient de ce regard bleu azur...puis un parapluie me voila la face. un passant m'éclabousse le pied à moitié nu dans mes sandales neuves en tissu marron cannelle. la nuit est là où moi je manquais... la pluie a cessé,les champs et les enfants ont disparu, le bonheur aussi laissant derrière eux des flaques de boues. j'avais mal. mes doigts aussi.
tous étaient emportés par le vent.

"tout bonheur est de volonté et gouvernement...le gouvernement de soi fait partie de l'existence; mieux, il la compose et l'assure".ALAIN

"Il faut jurer d'être heureux", ALAIN, Propos sur le Bonheur.

mardi 26 mai 2009

Le malheur Merveilleux





Elle… Lol…   être de papier, elle vole, flotte vers un destin dont elle n’est même pas le maître. Elle est l’enjeu de ses pulsions obsessionnelles. Ses pas résonnants incertains la guident vers une destination où le rêve devient réalité. Ravie ou rêvée ? N’est-elle pas l’enjeu de ses rêves ? Rêve d’un amour passionnel qui n’a même pas commencé et qui l’entraîne vers la dérision et le non-sens.

Elle se dirige vers le rêve fantasmagorique, vers un monde illusoire ou le clivage de soi lui permet de continuer de vivre pour et à travers son rêve, son amour à jamais perdu, retrouvé le moment d’un songe, le moment de sa promenade. Elle se sent lourde, comme une pierre- stone- elle se traîne, avance, continue sa marche douloureuse. Que veut-elle vivre à travers cette expérience de dédoublement de soi ? Triompher de ses désirs  ou se réaliser à travers l’autre_ jouer à trois_dans un monde où le jeu domine, où tout est possible, où Lui -le narrateur- devient son amant et son double.

Nous sommes en présence d’un narrateur qui se fait conteur non de ce qui s’est passé réellement mais de ce qu’il a vécu, c'est-à-dire d’une histoire qu’il ignore et qu’il découvre avec nous lecteurs, observée, supputée, interprétée voire parfois même inventée.

Et bien entendu, le texte ne sépare pas un récit des banalités et étrangetés pittoresque de la vie quotidienne d’une part, et d’autre part l’épisode fantasmatique. Il n’y a qu’un seul mouvement de narration, tout le discours est habité, infiltré par le prodigue sur lequel il culmine et qu’il avait en fait agencé. Mais on remarque ceci, que la cohésion va au-delà de ce que Elle peut avoir voulu ou cherché consciemment. En foi de quoi d’ailleurs,  « Freud a félicité maintes fois les poètes ou les artistes d’être, comme par divination, divins devins, les maîtres à penser des psychanalystes », Lol…

Le langage parlé se met à défaillir. Au lieu de ce moins on peut avoir du trop, un propos qu’on efface aussitôt formulé qu’on remplace par son contraire crée aussi un vide du discours :

 je ne vous aime pas cependant je vous aime, vous me comprenez ? 

La désillusion  une trahison, une mise en scène cruelle

C’est dans cette expérience qu’une ‘Aile se trouverait jeté hors, dans ce hors lieu, hors texte, cette marge fascinante.

Ce lieu nous reste toujours étrange et étranger,  ainsi quand Lol se voit ravir son « o » elle est elle-même ravie, elle cesse de vivre, cesse de parler, et n’est plus parlée que par les autres, elle glisse dans cette folie douce, elle n’a littéralement plus rien à dire…se tut. M, mutisme ou mort.

 Or, Elle s’immobilise sous le coup

O, omission

 Le traumatisme originel l’inscrit dans une dimension apparemment moins romantique, nous passons de la forme la plus cruelle de la séparation qu’est la mort l’équivalent d’une souffrance crue, violente à celle qu’éprouve Lol et qui est beaucoup plus complexe « l’omission de toute souffrance » lors de son abandon : c’est peut-être à travers cette différence, souffrir/ne pas souffrir qui sépare la frontière ténue qui sépare la crise violente qui entame la raison du délire presque schizophrénique de lol.

            Dans l’oubli, Lol ne s’est pas délivrée de sa douleur qui a duré dix ans,  sur dix-sept ans …

Quand Le fantasme renaît, c’est d’une manière insistante et obsédante et les efforts  pour la retenir  _ de toujours aller et venir d’un bout à l’autre du temps _resterons vains: Lol continuera sans cesse à mettre en scène son délire jusqu ‘à ce que peut être, on l’enferme, comme elle le redoute :

   Mais si un jour je …elle cogne sur le mot qu’elle ne trouve pas.

Ceci montre que Lol est consciente de sa propre folie, mais elle n’y résiste pas. Dans sa folie seulement se trouve sa plénitude, son accomplissement. Et son délire, s’il la sépare des autres ne la fait pas souffrir, la rend même profondément heureuse, son entourage et surtout sa mère ne supporte pas ce bonheur, et ce n’est pas seulement parce qu’il menace son Aile, mais parce qu’il est un scandaleux bonheur à proprement parler, le bonheur de l’acception de la folie.

La folie la plus attachante dans la série des « enfollées »

 Lol, elle : ailes de papier,  ciseau, la pierre, au jeu de la mourre tu te perds. On répond : O bouche ouverte, que veux-je  faire  trois bonds sur l’eau, hors- jeu de l’amour, où plongé-je ? 

Les deux L /ailes de Lol encadrent un O/zéro,symbole du néant et du vide,ce vide même qui est au cœur de Lol,à moins que se ne soit l’eau qui fuit et échappe à toute emprise du réel.

 Il embrassa cette main, elle,  avait une « o » odeur fade, de poussière et de boue… 

L  au centre d’une triangulation dont l’aurore et eux deux sont les termes éternels …

 Le mot- absence, le mot- trou creusé en son centre d’un trou, de ce trou où tous les autres mots auraient été enterrés. 

Jusqu’au moment où  l’événement n’a pas eu lieu, le présent se dit au futur. C’est ce futur antérieur, le temps de l’Inconscient. Il n’existe pas de temps spécifique de l’inconscient, mais celui-ci  produit génériquement des décalages, et parmi les règles de concordance des temps, celui du futur antérieur.       

Dans le « ravissement », pour la première fois, cette équation étrangement inquiétante : Folie = bonheur, parait claire. l. Elle-même qui parle de son bonheur. Et la folie, peu à peu se passe ici comme désirable par celle qui la vit.

 Mais qu’est ce donc que cette vacuité ?  « Cherche le chemin pour se perdre », et le trouve : absence à soi- même qui peut se manifester par l’oubli, qui supprime toute souffrance, ou par l’insensibilité qui en préserve. L’état final, celui qui peut porter le nom de folie, se présente comme un état refuge, un havre de tranquillité où s’effacent l’ennui et l’angoisse.

Il n’y a pas à dénouer un mystère qu’on atteindrait après une progression initiatique. Rien n’est à franchir : écrire est transgression pure. Vibrations spasmodiques.

Les vibrations qui se dégagent du texte jouissent minutieusement leur transparence désintègrent la souffrance. L’écriture semble s’éblouir elle-même. Tout s’efface par l’intensité et le rayonnement des mots qui expriment l’inaccessible où   étincelle le « dieu du désir », où tout chemine vers le vide et le non-sens.

PS: ce texte a déja été publié sur le blog Dakchi, je le reprends ici jalousement comme une maman aime garder ses enfants sous les yeux. LOL.

 

 

lundi 18 mai 2009

Onomatopée de la Douleur


La fin du printemps

 Le parfum des fleurs, le pollen s’envole et  irrite la sensibilité..Il voyage loin, loin de nous féconder d’autres roses, rouges, mauves, lilas et oeillets

Les pétales macèrent. Il faut attendre jusqu’au prochain pour voir d’autres bourgeons éclore.

La saison des morts au lieu des amours.

Le dépouillement ordonné reflète son désordre. Les fenêtres s’ouvrent et se ferment, le bruit des serrures, cliquetis bruit sourd de l’absence.

 La nature se déchaîne, des bibliothèques brûlent, des feuilles s’envolent, les manuscrits se déchirent…

Le vent souffle fort et tourmente tout ce qui aspire vers cette verticalité.

 Démence ou semence ?

Le printemps le regard déchiré, l’âme fugace est loin même au plus près de nous. Il n’est plus qu’une rumeur…

Une chanson  ghiwaniennne : wahya win awin win emplit les cieux qui se vident jusqu’à la finitude.

Ni le condor, ni l’aigle royal, ni les vaillants guerriers n’accompagneront la nouvelle mélodie.

La nuit tombe.

 La brise rafraîchissante nous ramène avec chaque grain, chaque murmure de folles histoires.

Clame haut poète, clame haut et brise les chaînes de l’inouï…

hurle les onomatopées de la douleur.

jeudi 16 avril 2009

Explore-le avec mon esprit et tous les dons...


sakana allayl....
sur les notes angéliques de fayrouz je t'écris...
je t'écris, je cris mon amour, mon allégeance, je décline mes couleurs...
je me mets en berne, je me déteste, je m'humilie, je rampe...retenir l'autre, le supplier,

ce besoin atroce m'humilie, m'écrase...gamine, gamine gamine, c'est comme cela comment je 
me vois, je me juge, je me décris!
je me déteste, c'est ma tristesse qui dicte mes mots, le besoin de dire, d'éjecter ce fiel hors de 
moi telle une vipère se débarrassant de son venin! je le vomis, je me vomis: âpre, glauque, amère
 sur cette note de musique...en hommage nocturne... à la surface du rêve
jugez, je vous prie... de ces poèmes sans rime et de raison autre...
mais au rythme du moment

( arji3i ya aalfa laila...lailata al3omri...)
comment la faire revenir cette nuit singulière...entre le silence et l'étreinte....
dans un coeur de cristal...ou sur une chair de soie...
jugez, ô bien-aimé, toi qui préfère le vouvoiement..
de la loi poétique...d'un éternel féminin..
d'un corps désireux...qui retrouve sa violence...sa posture sous les orages de la jouissance
avons-nous oublié un plaisir...avons nous omis de conjurer les hasards jetés sur les lèvres?
à la pointe du nouvel an...celui qui s'achève j'en garde une douleur...mon témoignage en souffre...
donne-moi le don lui-même...étoiles..astre...soleil
étoiles du jour étoile de la nuit
votre éclat est-il le garant de notre serment?
 de notre beau secret sur sa fleur vocale?
je m'efface, me déconstruis, m'évanouis...tel le souvenir de cette nuit où ma jouissance fut lente,longue, douloureuse, sanglante...
 m'accordez-vous cette sérénité qui tue le suicide?
je délire, je pleure...ce "je" qui m'épuise, me mine...ce jeu, est-ce possible?
aimante dans la phase délirium ...des ombres du passé dépassé...