Et du coup, l'espoir supplée à la nuit
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Dans le vide de la parole se manifeste l’homme, en tant qu’un sujet de nature indéterminé. L’homme n’est pas un être achevé. La parole est essentielle à l’homme car elle lui permet de tenter de tout comprendre, de tout dire, de s’assimiler ce qui lui semble le plus étranger, agir dans des situations, bref, exister.

"la tass'alouni masmouhou habibi..." Fayrouz
Le refrain de la passion (aime-moi sans aucune réserve) demande un absolu. Et le corps se connaît, ne se connaît que par ce que l'autre lui dit, lui confie, que par ce que cet autre lui oppose comme résistance. La passion serait-elle une hypnose inguérie du regard, de tous nos sens? J'ai toujours aimé cette expression : toucher du regard. Là, la limite, la frontière où l'intériorité alimente ses secrets, ses replis, ses prisons.
Assurément, je décris un monde rêvable, merveilleux... Tout y est au coeur de la passion, l'inattendu, l'irraisonnable, le jamais accepté, notre peur, notre faiblesse. Il y a de quoi mener une guerre ! Je me devais de guerroyer pour mon bonheur : être aimée, désirée, comblée. Ma peur est cependant d'une autre nature : c'est ta façon de m'aimer.
Ne sois pas surpris, je suis terrifiée à l'idée que notre amour, naissant certes mais si fort, puissant, étincelant ne soit qu'un amour-vanité où, l'un et l'autre, nous ne cherchons que flatterie ! Telle est ma crainte, ma blessure ouverte.
J'ai toujours aimé avec coeur, mon oulinou, avec mon foie tassanou lakbida... De toutes façons, on aime avec nos viscères, même si les centres d'amour dans le corps diffèrent d'une génération à l'autre ! J'adore ta façon de me dire ton amour (bédouine au regard pénétrant) et ce regard d'amour, ce toucher du regard équivaut à tous les poèmes d'amour… Toucher par la voix, par le regard... Toucher par le corps, n'est-ce pas la plus belle manière d'aimer ?

Les parois sont abruptes, l’enfant ne peut aller plus loin, les gorges de mon cœur sont étroites, les passants garderont le souvenir de la générosité, l’affection de leur vivant de ces terres chaudes, on ne guérit jamais d’avoir aimé…
L’appel des sentiers perdus , l’échos se répand assourdissant dans ces falaises arides
Pas à pas on avance, le rythme,la chanson, les tamtams
Traverser ce long parcours demande plus d’effort et d’énergie… coûteuse est la traversée … on ne guérit jamais d’avoir aimé
Regarde moi, pointe tes yeux dans les miens et dis moi que j’ai oublié de t’oublier
Regarde-moi, oublie toi pour que mon chagrin puisse se noyer dans l’abîme de ton âme dépecée
Notre amitié s'est enfouie par la faute des hommes devenus lâches, mesquins, torturés par l'appât...
tout dépend dans mes sensations, dans mes intuitions de la nature de l'idée, de ma perception du détail, oui, toujours affaire de peau...
L'amitié, l'amour ont besoin pour s'affirmer de l'estime ,qui ,elle se fonde sur la fonction utile de l'homme... hélas, l'incompréhension est la solitude en commun...
Ma solitude allant s'engraissant comme une poulette nourrie d'hormones... ma mémoire la refuse et la passe sous silence.
on se trompe sur la nature des "héros"...
les héros ne peuvent vivre de l'air du temps...
A Mounir, qui a su illuminer une journée sombre... je me repose dans la jeunesse de ta voix de cristal ...