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vendredi 2 mars 2012

Des plumes et des ailes.


La fleur distyle sa fragrance alléchante et la paie de sa vie

Le canari vocalise la vie, la liberté et l'amour sur sa branche cassée

Quant à toi,

Ton sourire radieux invente le printemps

Sur le bout de tes lèvres esquissé .


Et du coup, l'espoir supplée  à la nuit
...


samedi 10 septembre 2011

Mes graines de pensées



Tel un moulin
je mouds ce que tu déposes sous mes dents
j'égruge des pensées en graine
je tourne et tourne
tel un moulin  mon sort est Répétition
Parfois , je broie  le vent
je parle pour ne rien dire
pulvérisé,
mon effort est emporté par le vent
 plane, prend de l'altitude puis
dans un geste inespéré se fait captif 
déluge est un mot qui qui glisse
...
Tel un moulin tourné par un bourrique
je concasse et,
 tourne en bourrique
il y a tant de lumières dure à dévoiler
l'ombre guette l'ombre d'un gibier
je ferme les yeux et les garde intérieures
mes lumières sont miennes , mes graines m'appartiennent.

samedi 2 avril 2011

a-ponctué



ongles roses doigts gris des mains aigris de rose et du gris sur la gloire d'un père griot selon la littérature des fous furieux incendiaires et tuffeaux la poussière s'élève au galop comme des nuages lourds de pluie se traînant sur des sentiers mirages la gorge brûle et l'oeil brille des larmes d'un rhume sur le seuil le mal nous saisit toujours à la gorge l'air assassin hurler assèche les cordes vocales blesse et tue de proximité angoissante c'est flou tout est flou ou camouflé que sais-je je ne suis qu'une spectatrice le coeur serré certes mais de l'extérieur difficile de sentir ce qui se fige en magma noir gris sur mon écran journée éprouvante je change de chaîne je plie plie et plie étrange le nombre  de plis et la longueur du tissu la fièvre gagne tout le corps dois-je me soucier  de la température qui monte ou de ce qui la provoque payer le prix pour briller toujours le même bla bla publicitaire Brillance des étoiles éclat de cristal métal et m'étale tâche d'huile la hache de guerre à l'indienne lâche apache sans calumet fumer éther couche de peinture épaisse insoluble

mercredi 16 février 2011

Char de liesse




Il tourne sur lui-même, s'élève  puis s'incline


Gracieuse image d'un seigneur qui illumine

Mes cieux, éclaire mon horizon, déverse ses chaleureuses ondines

Dans mon coeur,  la glace se brise, mes chaînes fusent, mon âme à son approche 


transcende les distances, s'élève serpentine...serpentine


Il me dit: pense-moi! Écris-moi!
Je m'empresse de m'étaler ligne par ligne


Me transforme sans le savoir en parchemin tatoué à l'encre de chine


Un souffle s'élève tellement éclatant et disperse une poussière d'or et peaufine


De mille et une étoiles mon écorce fine


C'était le Char d'Hélios,


D'un ami volé un soir

propageant la liesse


...in fine...

jeudi 10 février 2011

Nocturnes appartenances



Au pays de neige les flocons de coton plante rhizomatique sauvage couvrent les sommets , répandent un froid livide.
Blanche Neige ne fait tâche au milieu de cette immaculée blancheur,
 quand l'avalanche sourde survient,le point du réel se dénoue, s'ouvre;
 la volonté de savoir se relâche et laisse filer la réalité qui se répand, 
 s'épanouit en matière opaque, 
en Nuit.
Le vent, le vide rendent fou les avides et les vautours les ombres massifs obscurs 
effet de la pleine lune déferlent et se déchirent .
La nuit est la matrice et la matière où se défont les formes de la nature,
 la nuit est le règne la raison en est simple, c'est que dans la nuit l'être n'a besoin de subir une identification, ni d'exercer un contrôle sur le réel ,
 il est dans son élément, il voyage dans ses extrêmes intérieurs...
En somme, la nuit est unie à l'être en une réalité pleine,
 on connaît son être puisqu'on est avec.
Au delà de la possession et au-delà de la dépossession,
 la nuit est le lieu de la plus grande énigme,
 le monde y est mis à mort dans la dissolution de toutes les questions,
 la volonté du savoir cède le pas à la volonté de l'extase. 
défaillance de la lucidité installe la démesure.
Lorsque la réalité est encore en sommeil, latente,
 l'esprit se libère désapprend ce que lui apporte la nuit...
L'aube pourrait-être luxueuse, 
fusion zénithale à l'heure unanime...

mardi 19 octobre 2010

Fil de Rien



Par une nuit d'octobre
Une ombre amie vient me border
Quand je la lis
Je l'écoute bien
Quand elle me parle
Je perds le fil
Et mes idées
Et elle enchaîne
Et je tourbillonne
Dans un labyrinthe de symboles.
...
Fille d'automne
Feuille après feuille
Le vent effeuille ta résistance
Tu t'éparpilles en douceur
...
Puisse-tu vivre et te souvenir
Et en rire
Quand le ciel devient Gris
Et par manque de vent
Tu t’asphyxies. 

jeudi 1 juillet 2010

Les mues



Pluie princesse des lieux nous a quitté en cédant la place aux rayons torrides d'un soleil radieux. Jouer la muse m'amuse. Je contemplais ,allongée, ce morceau de ciel. J'aime cette parcelle où s'étirent des nuages dolents. leur mue me fascinait. Absorbée par une myriade de sensations éparses, je n'avais pas senti l'assombrissement soudain du ciel.

Il fallait ramasser le linge qui pendait ici et là sur des lignes rectilignes. Beaucoup de joie se sentait dans cette course contre le mauvais temps. La pluie est la bienvenue là-bas où je suis née. Elle adoucit l'humeur, adoucit l'atmosphère, déride les visages anxieux et brûlés.

Petite, ma grand mère me conseillait de dénouer mes cheveux, de les exposer aux gouttelettes de pluie. Parait-il, la pluie avait des pouvoirs surnaturels bénéfiques aux cellules capillaires. Je souris et continuai à ramasser le linge.

Comment dire le vent qui jouait de mes cheveux dans tous les sens? Sinon se laisser imprégner par sa paroi et avancer dans sa direction , le pénétrer en sachant que derrière, au loin des particules de ma peau et mon odeur , arrachées de ce contact,  l'accompagnaient dans sa course fougueuse.
Pluie princesse des lieux donne une nouvelle vue au paysage avancé. Je me mis à repenser à cette histoire de Muse.

Socrate racontait un jour à ses amis qu'avant la naissance des Muses, les cigales étaient des hommes. Mais quand la voix modulée vint au monde, il y eut des êtres si amoureux de chanter que leur gorge ne perdit jamais, par la mue, son pouvoir de soprano. Ils chantaient. Cette passion leur fit oublier le boire et le manger. Ils passaient ainsi de la vie à la mort sans même s'en apercevoir. De ces hommes naquirent les cigales. les Muses leur accordèrent le privilège de pouvoir se passer de nourriture. Dès le moment de leur éclosion, et jusqu'à leur mort, elles chantent inlassablement, sans aucun besoin d'eau ni de sel.
...



lundi 31 mai 2010

Prélude de la vie, terre des hommes, ma mère.



Titre du célébrissime  humaniste Saint Exupéry. La Terre des hommes


Que faire, que dire, quand le titre dépasse tout dire?  Un projet grandiose certainement si l'on se réfère au contenu et son champ sémantique.
Terre et homme.
 Si la terre est mère nourricière ,l'homme  semble être un parasite loin de l'humanité et des principes humains célébrés par les anciens qui vivaient en parfaite symbiose avec cette mère tantôt tendre tantôt caline ou canine. Une mère reste une mère.

Généreuse, elle donne jusqu'à le un sixième de la masse adipeuse cérébrale, son ossature, son fer, ses sels minéraux... à son bébé.

Entrailles curieuses, utérus triangle d'eau.

Si la délivrance pour l'enfant est une souffrance, pour la  mère c'est la dépression, la déperdition, la déchirure, le déséquilibre hormonal , physique, psychique, affectif.

Ma  mère, ma foi, mon foie siège de la montée des énergies accomplies.
 Je t'aime.

Entrailles curieuses, foie triangle de feu.

Il devient de plus en plus évident que pour que la lumière soit perceptible, il faut auparavant descendre dans les profondeurs de la terre qui en recèle les énergies.

Au coeur même de son être, la mère porte le soleil .


l'amour est don est aussi réceptivité. Jaillissement , irradiation sans fin.Il est aussi vide parfait et totale attraction.

Ma mère, berceau  du seul printemps, matrice du seul soleil qui donne la vie. Là, brûle le feu qui ne consume pas.

jeudi 1 avril 2010

Pause

*
Si vigoureuse fut mon imagination, sans cesse se heurta-t-elle à un mur de règles. Et je devais d'escalader cette falaise avec mes boulets noirs.Du coup je me demandai d'où le fer tire-t-il sa couleur rouge vive sous les flammes?
Ma flamme fut autre, ou dussé-je dire inflammation ce qui est plus proche de l'exactitude.Le désir, lié au principe du plaisir, supporte peu par lui même le délai: il est égocentrique et magicien. Il exprime la force de la vie, non l'adaptation objective et courageuse aux nécessités présentes.
Rêver de châteaux en Espagne, du grand amour, de grandes richesses, ou uniquement de romances sans lendemains n'est ni indiquer les moyens de les obtenir, ni être capable de supporter la longueur du chemin qui peut y conduire. Le désir peut se décourager devant l'obstacle. Sa force ne donne pas automatiquement le pouvoir de persévérer.
La vie et les hommes me firent renoncer et abandonner la partie. J'affrontai l'épreuve sans faiblir alors que mes neurones furent rongés: ni matière blanche, ni matière grise ne furent épargnées encore moins le corps jaune.
Blanc,jaune, rouge, gris mon spectre lumineux éclatait en une danse douloureuse de lambeaux éparses.
Ce coeur jaune souffrit-il cette étreinte mortelle aussi passionnelle soit-elle?
La lumière et ce qui s'accomplissait sous la lumière retinrent mon attention vagabonde, me donnèrent le vertige. Fallait-il voir de mes propres yeux ou de ceux de l'insecte?
La nature me dévoila en avant première une leçon de sincérité sans pudeur aucune sous mes yeux ravis de voir tant d'ardeur et de passion. Quand la vie nous offre un moment de répit, le saisir est de rigueur.
Le cercle jaune de la fleur débordait de séduction, mué en la forme même que le désir de l'abeille appelait. Un coeur palpitant tapi dans sa forme d'objet offert à ce désir agité de frissons au bord de l'écroulement.
L'instant de se mêler à la vie, se livrer au grand jour, au secret de sa raison d'être. L'abeille s'y noyant d'ivresse, frénétique. Et la fleur qui en son sein accueillit l'insecte se fit elle-même jaune.
Dans mon univers glacial, malgré la chaleur perceptible en petites vagues printanières, toutes choses se retrouvèrent à égalité. Le charme s'évapora entre le vol de l'insecte repu, les secousses de la fleur et le bruissement de la brise se faufilant entre les branches.
Les sentiments qui me parcoururent, s'éteignirent.Je m'immobilisai. Le temps seul se mouvait encore.
Chaque fois que je voulus me perdre dans le bonheur et les voluptés de l'existence, a-il une seule fois feint de ne rien voir? Et eussé-je le désir de m'y incorporer, ça ne pouvait être que pour un instant... l'instant d'une leçon des choses de la vie.
*

mercredi 6 janvier 2010

L'écart


Tel Icar, rien ne me désignait pour aborder la vie par sa surface claire
Par quelle voie ténébreuse et détournée 
Par où prendre la vie à revers
Quelle impasse!
Objet de désir penses-tu?
La vie, disais-je
Aller de l'avant et  continuer à conquérir
Quelle barrière devrais-je franchir?
Limite avant la marge, l'écart.
Incapables de franchir mes lèvres, les mots
Bloqués dans ma bouche, m'étranglaient
Parole
Ouvrir la bouche, s'emparer de la vie
Même en bégayant...




... L'instant prend couleur d'éternité
L'éternité revêtant l'aspect d'un instant
L'inaltérable beauté est capable de paralyser nos vies
De distiller ses poisons dans nos existences
Anéantissement lumière sale
L'instant d'illusion, vol monotone
Tel une pierre, Icar choit
Solitude infinie, 
Fort goût d'absence.


vendredi 18 décembre 2009

Métier à tisser






Qu'elles renaissent les feuilles
que j'eusse effeuillées 
vibrante trajectoire
reconnaître au delà du savoir 
 le langage secret pour
renaître au delà de l'être 
d'aimer au delà du verbe aimer 
et sourire  plus qu'une blessure
étirement de peau 
dilatation  de  soyeuses cellules  
 sur un métier à tisser




Au delà du geste s'ouvrir toi l'introvertie
re-faire confiance
 flair fin plus que certitude ni ouverture
 balafre, fente factice , fou rire de peau
art de toc  sous l'égide de jade
sans espoir de médaille, 
le corps se consume, s'effeuille
pellicule par pellicule dans ce jeu glamour*
je t'aime un peu
tu m'affoles
pas du tout...
refrain

Affaire de confiance à la fin oui
figure l'imprévisible, l'illusoire 
Mise à plat, la romancière se plie
Dort au fond d'un coffre
 encensé d'odeurs anciennes
clous de girofle ,roses séchées 
lavande, musc et santal
la peau s'en imprègne
peau sur un métier à plisser


Se voiler la face,
baisser le regard paupières closes 
effet de rideau
mutisme,  lèvres cousues
pont de mots déconstruit
la langue pendue 
sur une peau immortelle
tes caresses ne sont qu'esquisse
oublier les sens 
ne rien entendre, 
juste écouter sans réellement comprendre
Lui se perd
Elle, couvre les pages
s'étale. l'encre s'affale
perle noire 
 la pluie survint sueur fine...


 Tous les plis de l'âme froissée sont-ils défroissables dans un sourire de peau?





lundi 9 novembre 2009

Signe, signifiant, référent et encore



Envie d'hiberner au fin fond de mon âme... 

observer le silence...

laisser le silence me draper, m'absorber... 

me glisser dans mon ombre...

 furtivement disparaître dans l'immaculée blancheur de tes monts dégarnis..

partir la-bas où je ne peux fuir
mon moi, mon soi, mon toi
où l'indifférence et l'oubli ne sont pas de foi
où l'aimance brille
illumine l'espérance  anémique
point d'amis ciniques
à l'affut d'occasions iniques



...
Une petite voix ne cesse de me murmurer de creuser un puit. Rêvais-je pour entendre des voix ? 
Encore faut-il que je sois  plongée dans un sommeil profond ou que j'aie perdu la tête.


Pourtant la petite voix persévérait
Volez, volez colombes symbole de ma liberté opprimée, séchez,
séchez arbres espoir avorté, ô tristesse qui fend les cœurs,
toi qui abrite le vil mal et le bien.



La beauté est elle un vol à ailes déployées?
La liberté est elle une sensation de non limites?
L'eau est-elle libre quand elle se déverse en flot loin du verre qui la contient?
Est-on libre de vouloir ce qu'on veut?
...
Oui, la beauté est un vol à ailes déployées loin de la contrainte, de l'allusion, de l'illusion, de l'esclavage physique et idéel, de la limite, de la possession, de l'obstacle
...
"tirou ya letyar
yebssou ya lechjar
ribou ya lesswar..."


lundi 19 octobre 2009

Traces écrites, tatouage et le reste



Rêvée princesse
 marchant pieds nus
sur un chemin  fondant, initiatique soit-il
Trace après trace, corps plume tatoue le sable
 gravure éphémère,
  douleur, blessure que la mer clémente effaça par une caresse
vague, douceur salée, froide se réchauffant au toucher princier
gloire, le paysage se déplia
corps bafoué, torturé , écrasé sous le poids
 mille et un pas
Souffre-t-elle, cette surface lisse, les milliers et une piqure sur sa peau radieuse?


trame se construisant se déconstruisant
sans héros, sans lyre


corps plume s'écrivant tout en s'effaçant
 fragile
 crayon noir, premier instrument
premier pigment du tatouage écolier
sur une page planche
tissu se tissant fil par fil
 immaculée blancheur que le ciel embrasa
métamorphose
en fil d'or




lumière éblouissante au bout du tunnel
la beauté hors d'elle criant à tue-tête
"Reviens ô généreuse, reviens, reviens"
l'eau glacée finit par la ramener
le corps se débâtit de ses poids,
bête de somme
 que de diables fut-elle habitée


le rayon grandit,la lumière  revint dans un fracas infernal
je reviens de l'éden 
le coeur d'une forêt dévastée
nulle trace

tout  s'annule, se déconstruit


plus de forteresse
plus de pont-levis
plus de princesse


Rien qu'un tatouage sur une peau imprenable...

lundi 21 septembre 2009

Langue des émotions.



.
Elle s’est réveillée un jour, a regardé autour d’elle et constata le vide et le désordre total. Comment a-t-elle pu dormir dans un fouillis pareil?

Quand elle y pense, c’est une partie de sa vie qui fut un entier tohu-bohu, des pensées pêle-mêle, des idées qui tourbillonnèrent autour d’un foyer vide d’elle l’avide, passionnée. Elle en vient à se poser une question vague, interrogation stérile dont la réponse s’enfouissait dans les temps anciens :
Les passions sont-elles causes de nos erreurs ?
La passion est-elle une erreur ?

Des moments comme celui-là, des moments d’une extrême lucidité, passent fugaces, un nuage furtif s’en allant féconder d’autres terres plus propices à enfanter l’espoir lunatique.
Elle n’est plus qu’une rumeur, une âme déchirée, un regard qui se dérobe derrière ses verres colorés, ce qu’il en reste puisqu’elle le perd au fil des jours.
Des rêves qui s’implantent dans une terre pauvre, dure, calcique, un complot meurtrier tueur d’idées.

Elle redélire. Elle en est consciente. Elle, qui se voit à travers un miroir rouillé, glace épaisse, ancienne, débris de tous les temps succédés sur terre. Elle n’est pas aussi vieille que cela, cependant elle le sentit dans sa démarche lourde et les premiers cheveux blancs qu’elle n’eut pas.

Ses rêves furent un leurre sur des voies escarpées qui s’oublient sur les collines du renoncement où loups et louves hululent (pauvres oiseaux nocturnes).
« Oui, Srisser dehbou est passée par là ».

Que de collines aux couleurs du spectre lumineux : vert espoir, jaune d’or, rouge sanglant de colère, noir cendre, blanc néant (le non-être a-t-il une couleur ?), bleu ciel, marron terre,… où habite-t-elle (tintement d’or) kidnappée par l’ogre qui dort cent ans, se lève subitement et sauve les amants en fuite des châtiments qui leur sont réservés par le sort déchaîné ?

Fuir quand on est né cheval, alors qu’un coq et un cochon sont sur selle, on se demande pour quand la chevaline de grippe ? L’élément feu s’en mêle, elle n’est plus d’aucun lieu.
La Aile vole en corbeau, agora électrique, se pose sur une épitaphe :
« Ici repose la princesse Vampire, ancêtre du comte Dracula »
Voie du souvenir…

Et je trace.

Elle n’est qu’un soupçon d’existence. Un dernier soupir, un naufrage, une dernière promesse de pluie.
Puisse-t-il pleuvoir des coccinelles ou Ladybird,
Le choix vous revient
Entre langue et tongue !
.

lundi 14 septembre 2009

Le châtiment cherche la faute.


Ombre d’une « erreur » dans un dossier. C'est-à-dire, ombre n’ayant même pas droit à une existence d’ombre. Mais si la vie de l’homme n’est qu’une ombre, et si la vraie réalité se trouve ailleurs, dans l’inaccessible, dans l’inhumain et le surhumain, on entre d’emblée dans la théologie.
Retour case de départ, vers le pêcher originel, celui d’Adam et Eve : qui a fauté ? Lui ou Elle ?

La faute cherche le châtiment…

Dans ce cas, celui qui est puni, ne connaît même pas pour quelle raison il l’est.
La logique est inversée. L’absurdité est tellement insupportable que la « dite accusée » cherche la faute qu’elle aurait commise (omise aussi) pour mériter tel traitement.
Je tremble de peur. Ce châtiment réclame le crime qui n’était pas commis. Et l’accusée accusée d’avoir fauté finit par fauter pour de bon : le châtiment a enfin trouvé la faute.

Un monde kafkaïen par excellence.

Où K. se trouve enfermée dans la blague de sa propre vie : faire confiance au mal (Mâle) car de l’humain, aucune valeur ne correspond à ce risible énergumène qui menace de tout révéler au grand jour, menace, chantage. Je tremble de peur .j’en ris de bon cœur.
Mais c’est un piètre soulagement, pour K, de savoir que son « procès » est drôle. En effet, une blague n’est drôle que pour ceux qui sont devant l’aquarium, mais moi, je suis bien dedans, dans les moindres détails, dans la tragie-comédie, dans ce sitcom de chez les « fous furieux » convoqués en duel. La civilisation recule de quatre siècles. A qui la princesse offrira ses couleurs ?

Mourir de rire, faute de mourir d’excès de bêtises.

Situation risible, je vous dis, moi, la dite femme accusée d’avoir discuté sur msn avec « un jeu d’rol » drôle de situation ! Heureusement qu’il y a un océan et quelques milliers de kilomètres qui nous séparent ce qui réduit le ridicule à néant alors qu’il est dans l’œuf en privant ainsi les victimes de la seule consolations qu’elles puissent encore espérer : celle qui se trouve dans la grandeur (vraie ou supposée) celle de la tragédie.
Le pauvre (qui se con-tre-dit) perd tout d’un coup tout espoir de jouer le premier rôle sur la scène. Et l’auditoire rit du K.O asséné à l’héraut. C’est bête un auditoire kiri. La vache !

lundi 10 août 2009

L'ancêtre du galet



"la tass'alouni masmouhou habibi..." Fayrouz

Le refrain de la passion (aime-moi sans aucune réserve) demande un absolu. Et le corps se connaît, ne se connaît que par ce que l'autre lui dit, lui confie, que par ce que cet autre lui oppose comme résistance. La passion serait-elle une hypnose inguérie du regard, de tous nos sens? J'ai toujours aimé cette expression : toucher du regard. Là, la limite, la frontière où l'intériorité alimente ses secrets, ses replis, ses prisons.

Assurément, je décris un monde rêvable, merveilleux... Tout y est au coeur de la passion, l'inattendu, l'irraisonnable, le jamais accepté, notre peur, notre faiblesse. Il y a de quoi mener une guerre ! Je me devais de guerroyer pour mon bonheur : être aimée, désirée, comblée. Ma peur est cependant d'une autre nature : c'est ta façon de m'aimer.
Ne sois pas surpris, je suis terrifiée à l'idée que notre amour, naissant certes mais si fort, puissant, étincelant ne soit qu'un amour-vanité où, l'un et l'autre, nous ne cherchons que flatterie ! Telle est ma crainte, ma blessure ouverte.

J'ai toujours aimé avec coeur, mon oulinou, avec mon foie tassanou lakbida... De toutes façons, on aime avec nos viscères, même si les centres d'amour dans le corps diffèrent d'une génération à l'autre ! J'adore ta façon de me dire ton amour (bédouine au regard pénétrant) et ce regard d'amour, ce toucher du regard équivaut à tous les poèmes d'amour… Toucher par la voix, par le regard... Toucher par le corps, n'est-ce pas la plus belle manière d'aimer ?

Accepter tes pierres en gage, offrande en hommage à l'aimance et ses tourments. Entre grain de sable, galet et rocher, tous les rocs sont issus du même aïeul. Mon agonie est ce désir qu'à la mer de m'attirer vers ses profondeurs. Et je trébuche sur la pierre, au bord de la noyade, la guerrière combat le courant, les rochers, les algues et en sort comme une créature sylphide, hybride entre la nymphe, la sirène et la gitane.

Entre la limite de deux univers, ton corps épouse le mien, ton regard s'éclaire et me transmet mes racines, les récits des jouissances de mes ancêtres qui hantent ces dunes, ces terres de l'espoir et de toutes les richesses savoureuses. Mon cœur bat la chamade, les regards qui me transpercent la peau sur cette plage n'arrivent pas à déceler la naissance à la vie sous cette peau qu'ils avaient sous les yeux. C'est bizarre ce que les gens voient sans voir.

La fumée me transporte dans des zones d'ombre et de lumière, je m'arrache de cet espace qui se resserre sur mes sens et m'empêche de réfléchir, la paresse est un poison pour la raison et la pensée meurt dans un corps dolant. Je me traîne, m'arrache de cet état d'ivresse, la bédouine guerrière a besoin de guerroyer pour son bonheur... L'air marin chasse la brume et les traces de résine qui m'enchaînaient et le corps recouvre ses sens, mon ouïe s'ouvre à tous les chants de l'univers. Sous le soleil d'août, la belle prend les couleurs du bonheur.

Qu'est ce que le bonheur si ce n'est être aimée par tout l'univers, ses plantes, son air, ses créatures de pierre?

samedi 1 août 2009

Peauésie



Il est un autre visage qu'on découvre de la beauté: le visage lettré. J'entends avec plaisir vibrer les nobles phrases, une sourde menace d'apocalypse inquiète...

Et qu'on m'égorge et que mon sang se déverse en flots encre ,ocre, chaude sur l'autel de ton triomphe...
Ma mort ne serait qu'une petite mort, ma renaissance un éclat, implosion aspirant le néant inouï...

Et que l'on me dissèque, que l'on déchire ma peau en lambeaux, tissus éparses pour couvrir la planète nue de ma présence...

La vie s'écrit, se crée goutte à goutte à l'encre écarlate dont regorge mes veines... mystère de la création...

Un esprit compétent pourrait se livrer à un jeu à la fois plaisant et fructueux: celui de révéler les legs du détail: le miel n'adoucit plus, le diamant ne brille plus, la vérité pure n'est que du toc, superficielle, pellicule fine, peau de chagrin... ton désir s'étire, le mien se rétrécit

Les parois sont abruptes, l’enfant ne peut aller plus loin, les gorges de mon cœur sont étroites, les passants garderont le souvenir de la générosité, l’affection de leur vivant de ces terres chaudes, on ne guérit jamais d’avoir aimé…

L’appel des sentiers perdus , l’échos se répand assourdissant dans ces falaises arides

Pas à pas on avance, le rythme,la chanson, les tamtams

Traverser ce long parcours demande plus d’effort et d’énergie… coûteuse est la traversée … on ne guérit jamais d’avoir aimé

Regarde moi, pointe tes yeux dans les miens et dis moi que j’ai oublié de t’oublier

Regarde-moi, oublie toi pour que mon chagrin puisse se noyer dans l’abîme de ton âme dépecée

Notre amitié s'est enfouie par la faute des hommes devenus lâches, mesquins, torturés par l'appât...

tout dépend dans mes sensations, dans mes intuitions de la nature de l'idée, de ma perception du détail, oui, toujours affaire de peau...

L'amitié, l'amour ont besoin pour s'affirmer de l'estime ,qui ,elle se fonde sur la fonction utile de l'homme... hélas, l'incompréhension est la solitude en commun...

Ma solitude allant s'engraissant comme une poulette nourrie d'hormones... ma mémoire la refuse et la passe sous silence.

on se trompe sur la nature des "héros"...

les héros ne peuvent vivre de l'air du temps...


A Mounir, qui a su illuminer une journée sombre... je me repose dans la jeunesse de ta voix de cristal ...


mardi 23 juin 2009

Petit éloge du Grand Soleil




Sur l'autoroute, par dessus ses épaules, les tournesols ravis par cette visite imprévue, se courbent pour voir
Attirée par leurs éclats, curieuse , elle va jeter un regard par dessus la clôture.
Accoudée, elle contemple l'histoire de sa vie , coulant par dessus l'arc en ciel, spectre lumineux
Tournesols fleurs de la sagesse boivent jusqu'à la lie les ondines lumineuses
Dans ce jardin intérieur, l'harmonie de sa féminité se révèle,
se revitalise et s'accomplie en toute beauté.
La caresse n' est pas un simple effleurement, c'est un façonnement
En les caressant, elle fait naître sa peau sous ses doigts
cérémonie de naissance
Grands soleils, pieuses, fleurs des régions tempérées
Se courbent pour saluer la nouvelle venue
Qui ose s'arrêter au milieu de ce chemin de vie
Pour savourer la vie, marquer une trêve
Vivre au ralenti sur une autoroute faite pour tous les dépassements
Et non pas de vitesse surtout...




En partant, à regrets, je gardais leur beauté jalousement sous mes paupières
une concrétion dans mon regard
une dernière caresse du regard habille mon désir évanescent
mes paumes, mes pores de ce contact gardent mille pellicules
ce qui touche profondément, c'est toujours affaire de surface...

jeudi 4 juin 2009

Corps des saisons




Mon corps est un centre de perspective, c'est à partir du point de vue de mon corps que le monde s'organise. c'est un médiateur qui me permet d'agir et de ne pas être une simple spectatrice.
Une âme sur la voile des vagues, un navire saoul qui chavire, vogue, se balance...
Je me trouvais au sein du beau... prise dans les plis de la beauté incontestée, un corps fantôme, plaque de sensibilité. Mais eussé-je pu, cette sensation l'éprouver avec plénitude si je n'eusse attisé le feu des saisons :fauve tourbillonnante feuilles frémissantes, blanche éclatante dont l'indigo du ciel laisse des estampes dans mon âme, rose enivrante parfum des nuits douces, paille langoureuse en un clin d'oeil l'oiseau se pose et s'envole.
Le désert se met à bruire, le sifflement du vent chargé des plaintes des myriades de graines de sable mouvantes d'une dune à l'autre, deconstruisant l'une et construisant le corps de l'autre... n'est -il pas vrai que tu ne seras pas construit tant que tu ne seras pas en ruines?
la forêt de pin divulguait son parfum sans retenue. J'aime ces libertés qui inspirent mes sens et réconfortent mon âme. Agitation des feuillent qui se savent condamnées à choir... et donc chutent dans un mouvement gracieux, on dirait une danse de la mort.
rien en elles, absolument rien, ne prévoyait une mort prématurée.
Le zen dit-on, dit-on fait de l'effacement une réalité absolue. Leur disparition harmonisait avec les fleurs de mai. Cette blancheur glaciale m'entraîne en d'insondables réflexions... le téléférique s'éloigne ascension qui me plonge dans cet univers paisible. la beauté hivernale du Grand Atlas ...Toubqal s'asphyxie... ce n'est pas la laideur qui m'inspire, je la laisse de côté et replonge dans ma communion d' avec l'espace. les branches agitées se heurtent. Le bel indigo s'installe, les monts gardent leur flegme sous l'averse des rayons timides. Le regard levé vers le ciel me distrait de la sensation de mes cheveux qui gèlent et de mes membres meurtris par le froid. Je jalouse les nuages lovés au creux du ciel qui s'enlacent, se tordent, s'étirent , deviennent élastiques, se déchirent, s'éparpillent ...puis s'unissent dans une étreinte interminable.
Je frissonne. Au loin la fumée de bois monte en filets vers le ciel. l'odeur ancienne du bois...
l'odeur m'interpelle éveille mes souvenirs..comment oublier le parfum du bois dans mes cheveux au fin fond de cette campagne désolée? Face à cette bûche, je trébuche sur l'écriture, ma tête tourne, je vacille...
Vivre intensément, vivre houlousement...si mon corps brûle sur cette plage, aucune flamme n'en surgit. Il absorbe les rayons et reflète la lumière. mon corps miroir réflexif. caressé par les vagues, il se délecte dans un gloussement sauvage. A la première gifle de l'eau, un frisson presque voluptueux me parcourut. l'eau soigne les craquelures de ma peau assoiffée de caresses, comble la glaise sèche... la brise qui se lève berce les boucles de l'enfant en moi ...mon âme au contact de l'eau, le feu, l'air et la terre renaît libre, de cette mer, ventre de la terre et vogue sur la voile du vent.
le chasseur vise l'ombre et rate l'oiseau qui vole.. vole.. vole loin de la chasse et des chasseurs.