mercredi 16 février 2011

Char de liesse




Il tourne sur lui-même, s'élève  puis s'incline


Gracieuse image d'un seigneur qui illumine

Mes cieux, éclaire mon horizon, déverse ses chaleureuses ondines

Dans mon coeur,  la glace se brise, mes chaînes fusent, mon âme à son approche 


transcende les distances, s'élève serpentine...serpentine


Il me dit: pense-moi! Écris-moi!
Je m'empresse de m'étaler ligne par ligne


Me transforme sans le savoir en parchemin tatoué à l'encre de chine


Un souffle s'élève tellement éclatant et disperse une poussière d'or et peaufine


De mille et une étoiles mon écorce fine


C'était le Char d'Hélios,


D'un ami volé un soir

propageant la liesse


...in fine...

jeudi 10 février 2011

Nocturnes appartenances



Au pays de neige les flocons de coton plante rhizomatique sauvage couvrent les sommets , répandent un froid livide.
Blanche Neige ne fait tâche au milieu de cette immaculée blancheur,
 quand l'avalanche sourde survient,le point du réel se dénoue, s'ouvre;
 la volonté de savoir se relâche et laisse filer la réalité qui se répand, 
 s'épanouit en matière opaque, 
en Nuit.
Le vent, le vide rendent fou les avides et les vautours les ombres massifs obscurs 
effet de la pleine lune déferlent et se déchirent .
La nuit est la matrice et la matière où se défont les formes de la nature,
 la nuit est le règne la raison en est simple, c'est que dans la nuit l'être n'a besoin de subir une identification, ni d'exercer un contrôle sur le réel ,
 il est dans son élément, il voyage dans ses extrêmes intérieurs...
En somme, la nuit est unie à l'être en une réalité pleine,
 on connaît son être puisqu'on est avec.
Au delà de la possession et au-delà de la dépossession,
 la nuit est le lieu de la plus grande énigme,
 le monde y est mis à mort dans la dissolution de toutes les questions,
 la volonté du savoir cède le pas à la volonté de l'extase. 
défaillance de la lucidité installe la démesure.
Lorsque la réalité est encore en sommeil, latente,
 l'esprit se libère désapprend ce que lui apporte la nuit...
L'aube pourrait-être luxueuse, 
fusion zénithale à l'heure unanime...

lundi 17 janvier 2011

Un sourire à définir


un sourire
une joie qui éclate et dont
l'échos nous saisit sans prévenir
un sous rire
une cape magique,
ravissement
un voile qui dévoile oh combien belle
est la félicité
un soûl rire,
une lune qui déchire les nues
vérité complète
ou croissant naissant mais oh combien satisfaisant
une voile qui vogue éclatante de blancheur 
nargue les vagues Azur
puis s'envole
une étoile qui brille
lointaine, amoureuse de la vie
...

un rictus
une dechirure de peau, trou de chair
une moue mole moule brulé
une grimace glaçante de laideur
selon l'humeur
étirement très gai ou laid un peu
pas assez façonné ou trop chiffonné
...

Que l'on rit jaune  faux
blanc  plat
rouge fou
bleu froid
un sourire demeure une ouverture
une vallée verte de verdure couverte
un vol de papillons aux nervures
délicates
une identité
un frisson de liberté
 ...

jeudi 23 décembre 2010

Flou crémeux




Par les temps bleuâtres,
 au fond d'un locus terribilis pénombre inquiétante,
 les portes et les fenêtres claquent et rient jaune,
 un fil écarlate s'échappe de mes veines ,
parcourt ce ruisseau et s'accumule en amas rouge cendre, 
ou cerises sans reine hors saison,
à voir ce coeur ouvert, mon sang ne fit qu'un tour ,
nuages noirs, erreur forcée
mon horizon devient ocre , je vacille ...
mon sang ne porte-t-il pas une partie de mes secrets? de mes souvenirs?
...
et par ce partage je diffuse mes semences dans un geste altruiste
et je coule et coule,
 me meurs et glisse hors de moi,
 hors du temps simple, clair , gris par moment
...inconsciente,
 le corps se débat , griffe et  blesse dans cette demi-mort.
le réveil se fait doux, ouaté, flou crémeux
odeur de caramel et amande douce
sourire espiègle
 une Ondine peut-elle se noyer et souffrir dans une fragrance vanille noire?
Il me fallu un si grand effort pour me recréer
telle que j'étais et ne me le suis plus sentie
fût-ce le goût d'un fruit
me rappeler, c'est déjà m'oublier un peu
abolie, détruite émail inerte et factice
ce sang qui coule dans mes veines et veinules,
est-il tout à fait le même?
Suis-je la même que l'ancienne que j'étais?
Autour de moi flottait déjà les nouvelles
que je serai...



vendredi 12 novembre 2010

Rêverie océane



Des idées, n'importe quelle idée.
 L'écriture déserte mes cieux. Je me dois d'écrire: scribouiller, gratter le bois, griffer la peau, fendre le sable , creuser les surfaces lisses des pierres...Que dis-je?
  Démesure et rêve  rit de la grandeur.
La nuit s'annonce douce et paisible,cependant mes pensées me torturent. Partagées entre quiétude et regrets.
 J'effleure mon clavier de ce toucher tous mes 
sens s'enflamment . tisser des toiles, filer les étoiles. le fil est solide je reste suspendue à tes lèvres, à tes paroles tues.
Meurtrie je cherche ma sérénité dans le jeu des vagues. 
J'écrivis un poème sur les galets.. et sur un lit de galets j'étais couchée...
au bord de la mer, je laissais les vagues me chatouiller ... une vague coquine m'a adoptée... Elle effleurait  ma peau de ce toucher divin,s'éloignait  puis revenait à la  charge...avec un peu plus de force,  me balançant puis se repliait triomphalement...
 La petite vague folle... me faisait rire... elle me poursuivait n'importe où j'allais...
Le jeu ne se termine jamais comme on l'espère...
En s'éloignant de la mer, elle trépassa sur le sable chaud... je l' accompagnai jusqu'à son dernier soupir...

J'admire la naissance d'autres vagues.
 Je médite ce temps crépusculaire, les rayons anémiques du soleil mourant chatouillent mes pupilles qui se dilatent d' émerveillement 
Chevauchant un tronc de cocotier je fus prisonnière des vagues. 
Pour l'observateur, quel tableau sensuel offre cette vue!
respirer l'air marin, se faire éclabousser par les vagues désenchante tous les sortilèges.
la marré continuait à monter et l'eau  m'entourait . 
Elle glissait furtivement serpentine. Bientôt la fosse me séparant de la plage caillouteuse allait se remplir.
 N'est-il pas superbe de se trouver captive de l'océan?


mardi 19 octobre 2010

Fil de Rien



Par une nuit d'octobre
Une ombre amie vient me border
Quand je la lis
Je l'écoute bien
Quand elle me parle
Je perds le fil
Et mes idées
Et elle enchaîne
Et je tourbillonne
Dans un labyrinthe de symboles.
...
Fille d'automne
Feuille après feuille
Le vent effeuille ta résistance
Tu t'éparpilles en douceur
...
Puisse-tu vivre et te souvenir
Et en rire
Quand le ciel devient Gris
Et par manque de vent
Tu t’asphyxies. 

jeudi 30 septembre 2010

Compte à rebours ou temporalité.




Le téléphone sonne, une voix mielleuse, passionnée
« Je viens juste de rentrer de voyage, tu me manques plus que tout, il faut absolument qu’on se voit j’ai une bonne nouvelle pour toi,une nouvelle à fêter…
Elle répond : Mais tu sais très bien que je travaille, on est au beau milieu de  la semaine…
Il insiste.
Elle cède : si tu promets que je serai de retour vers 23h c’est ok.

Il arrive en retard d'une heure au rendez-vous et déclenche ainsi le compte à rebours de ses actions en baisse..

Il lui dit : puis-je baisser la musique. Ici repose ma défunte femme, il indique du doigt le cimetière, des larmes qu’il n’essaie pas de cacher perlent dans ses yeux.
Elle pense : à ce jeu tu perds, pleurer ta défunte femme en la présence de la femme que tu projettes épouser. Quel manque de délicatesse!
Le bruit des notes en baisse emplit ses oreilles au même moment, elle comprend la raison qui le pousse à traverser la ville entière alors que les endroits les plus branchés ne sont qu’à 5mn de chez elle.
Un deux points s’enlisent.

Ils arrivent enfin à destination. Du premier coup d’œil, elle  déteste l’endroit. Sorte de club, cabaret. De l’accueil  chaleureux que son compagnon reçoit du personnel elle conclut que monsieur était un habitué.
Des points  en baisse. Oups ! Il ne reste presque plus grand-chose à perdre.

 Par contre,la lune était magnifique ce  soir là. Il a plu en fin de journée, la nuit était douce et l’herbe encore mouillée. Ils s’installent à l'extérieur.

Il lui dit : sauve-moi, j’ai besoin d’être sauvé, épouse-moi.
Elle n'était pas surprise.plan maman idéale de substitution pour ses adorables enfants en bas-âge, elle en était consciente. Mais, elle s'attendait à plus qu'être une maman.
Elle pense : comment te sauver alors que tu te noies dans ta bouteille de vin, tes verres de whisky, tes bières… tu nages contre courant, je ne peux nager que dans de l’eau claire.
Un, deux points se perdent.

Il lui dit : envie de toi…envie de te voir, te sentir, t’admirer des cheveux jusqu’aux bout de tes ongles… laisse-moi t’emmener an désert, vers ces plateaux magnifiques que tu admires tant, rien que nous deux…Je t’apprendrai à aimer, tu m’apprendras le ciel et ses étoiles…
Elle sourit d’un air malicieux et pense qu'elle en a marre des paroles qui s'évaporent tantôt dites.
Il continue avec plus de confiance : je te ferai l’amour comme tu ne l’as jamais fait, encore plus, je te ferai découvrir des zones de plaisir que tu n’as jamais rêvé d’atteindre.
 un doux fourmillement lui parcourut le ventre Mais, il lui faut plus que des promesses  pour la séduire.
 ...
Sur le chemin de retour, monsieur était bourré, elle a eu du mal à se tenir loin de ses mains baladeuses. Sa luxueuse voiture allait deçà, delà et avait du mal à rester sur le droit chemin. Le comble, pris du hoquet elle lui demande de s’arrêter.

Elle pense : ton score diminue à une vitesse que tu ne peux imaginer.

… Elle vous fait grâce en ne relatant que  quelques bribes ce cette soirée qui fut longue à en mourir d'ennui. D'habitude, Elle est une bavarde, mais là, elle ne fait que "Penser".

La coupe d'amertume pleine, les poumons pollués… Suffocante elle abandonne le navire et claque bien la portière derrière Elle. Il est 2h30 mn du matin, elle se prépare à dormir pour pouvoir se lever à 7h. Ses pensées la torturent les ombres de son passé qu'elle a cru oublier reviennent en force. Comment allait-elle tirer son épingle du jeu sans blesser qui que ce soit? Elle se rappelle qu'elle n'a plus le droit à l'erreur. Elle n’arrive à fermer l’œil. Elle se lève. Une douche chaude lui fera le plus grand bien pense-t-elle, elle la détendrait et probablement effacerait ce qui reste de cette soirée désastreuse.
C'est avec des difficultés qu'elle arrive à fermer l'oeil.Un bruit assourdissant de chant de canaris vient la tirer de son sommeil. Point de canaris, que la sonnerie de son portable. Elle répond avec toute la gentillesse humainement possible qu'elle a passé une soirée nulle et qu'elle a un début de migraine puis raccroche...

Il y a des gens qui ne savent pas lire les signes, un non pour eux c'est un oui, un silence est un encouragement à poursuivre leur bavardage vain, à la limite de l' harcèlement  ...
Croyez-vous que le Nain a compris le message? Moi j'en doute, quand à Elle, bien fait pour elle, elle n'aurait pas dû répondre au téléphone ...rires... C'est bien le temps de l'oralité. Heureux qui a l'âme pure et la capacité de démasquer l'imposture; de traverser cette exhibition agréable sans en périr .